Les écritures de MayJoCat

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posté le 06-05-2008 à 22:09:04

LE JOUR AVANT...

 
 De l'idée insolite qu'ont les vanneaux huppés... 

de faire leurs nids dans les champs.

Bien sûr, au Maroc, vivant en ville,
j'avais un peu oublié cette histoire de fous.
Forcément.
En plus, ces derniers jours,
j'était dans la bile jusqu'au cou et même de fond en comble.
Du coup, je n'avais fait qu'une mini sortie avec les chiens.
Aujourd'hui, j'ai rempli mes poumons des odeurs champêtres diverses
et mes oreilles de la lamentation des vanneaux.
Certains, ou même probablement tous les ornithologues
vous diront que ces animaux compensent cette idée étrange
de faire leur nid au ras du sol,
par leur faculté de faire diversion.
Ils semblent qu'ils tournoient ailleurs qu'au dessus de ceux-ci...
Enfin soit...
Le temps était idéal, ça, je dois dire.
Gris, mais doux.
Et la terre du chemin était, pour la marche, elle aussi idéale,
ni humide ni poussièreuse.
J'ai donc pu aller jusqu'à la fin des terres.
Ce n'est qu'une façon de le dire qui sonne bien à mes oreilles
parce qu'en fait,
les terres vont bien plus loin que ne va le chemin plus ou moins praticable.
Encore faut-il que je regarde sérieusement
où je mets les pieds sans quoi,
c'est l'entorse ou la chute assurée.
Car les champs ont été retournés et j'en traverse certains.
Et je dois donc circuler entre des mottes plus ou moins dures.
Par endroits la terre était fissurée,
pourtant ailleurs elle était glaise,
plus brune que grise.
J'ai reconnu pas mal de mes amies,
qui poussaient leurs couleurs:
les dandelions, presque partout,
la Véronique petit chêne,
la prêle,
la verdure des camomilles
et aussi des fleurs de choux sauvages,
en veux-tu en voilà...
C'est bien normal,
après coup,
j'ai réalisé qu'un des champs de choux de Bruxelles n'avai pas été récolté...
Et partout où il y en a, dans le verger de Philémon,
par exemple,
les arbres étaient en fleurs, en feuilles ou en bourgeons...
Les chiens se sont bien tenus.
Ben oui, ça leur arrive dans leur viel âge...
Au retour, j'ai aperçu juste à temps, une promeneuse et les siens.
Camden reste imprévisible.
Et donc, je ne le laisse pas approcher des chiens que je ne connais pas.
C'est toujours une petite angoisse,
que les personnes ne fassent le même parcours que le mien.
Mais non, cette fois encore, c'était ouf.
Mais dans ce cas,
il faut quand même faire gaffe,
car l'espace qui nous sépare n'est pas grand pour Camden
et nous ne sommes pas protégés des regards bien longtemps.
Il faut donc se dépêcher.
Mais pas de problème,
tout s'est bien passé
et je suis arrivée à la maison avec les premières gouttes de pluie,
juste à temps pour rentrer la lessive...
Photo Peter: les chiens dans la cour-jardin.
 


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posté le 06-05-2008 à 22:05:27

A la mode de chez nous...

Ils ont planté les choux.
Oh, pas beaucoup.
Juste quelques rangées de rouges et de bleu-verts...
Vous savez, de cette couleur, là...
Aux reflets d'argent...
Un peu comme celle des poireaux, finalement.
Et parlant de cela, les vanneaux ont tellement fait diversion hier
que je suis passée à côté de leurs bataillons sans même les voir.
Aller-retour.
Par contre, aujourd'hui,
pluie d'hier empêchant d'aller plus loin,
d'où j'ai décidé de revenir sur mes pas,
je ne voyais plus qu'eux.
Qu'est-ce que c'est que ça? Lol!
Enfin, leur masse colorée.
Cela ne pouvait être des choux,
de ça,
du moins,
j'étais certaine,
vu ma monomanie brassicanienne...
Ma vue à distance n'a jamais été extraordinaire,
donc, je ne voyais que le résultat final de la palette.
Cette fameuse,
oui, grâce à moi,
elle va le devenir,
couleur poireau-chou-hosta,
contrastant avec le vert plus habituel de l'herbe à fourrage.
Et le reste, le reste.
En l'occurence... voir plus tard!
Couleur hosta, oui!
J'ai en effet acquis des hostas rien que pour leurs feuilles,
car, il faut bien dire que leurs fleurs ne m'emballent pas des masses...
Hier, pour cause de chatte miaulante à fendre le crâne,
car mon âme endurcie ne se fêle pas pour si peu,
j'étais un peu restée en rade dans mon énumération de fleurs...
C'est vrai quoi!
Qu'est-ce qu'ils ont mes hommes des deux côtés de Gibraltar
à me persécuter avec leurs obssessions animales.
L'un c'est les chiens,
vu que l'autre ça va de ce côté-là:
il en a et connaît les contraintes...
Par contre, j'aurais cru que côté chats, il avait déjà donné.
Meu non!
Pendant mon abscence,
il s'est laissé littéralement ensorcelé par la p'tite Arwen.
Forcément, avec un nom pareil...
Mea culpa, c'est moi qui l'ai trouvé....
Vu Strider, vous comprennez.
Vui, du Lord of the Rings! Aragorn (Strider= Grands-Pas) et Arwen!
Faut dire que tous les deux,
nous avions été pris de pitié
(oui, euh... j'avoue, moi aussi)
pour son état,
vu que déjà avant mon départ,
elle avait l'air de vouloir mettre bas de manière imminente.
Mais que non, rien...
Pas le moindre petit chaton n'est apparu à l'horizon.
Jamais!
De Nada...
Vous croyez qu'elle a fait une grossesse nerveuse rien que pour attendrir Peter?
Je ne suis pas loin de le croire.
Beaucoup de chamaniaques disent
que les femelles sont (de loin) plus intelligentes
que les matous.
Vivent les matous, z'alors!
En tout cas, c'est la deuxième chatte avec qui je partage l'existence,
et toutes les deux trouvent
ou trouvaient
toutes les ruses possibles et imaginables pour sortir.
Miauler d'une façon impitoyablement déchirante,
surtout pour les tympans,
est une des tactiques.
Sauter sur les poignées de porte, en est une autre...
Arwen, elle, a même sauté sur une cloche de brume en pleine nuit,
c'est vous dire le tintamarre...
Là, j'étais z'ailleurs...
peut-être en train d'appliquer les méthodes de relaxation à la petite chienne...
Pour Arwen, depuis que j'ai lu Machaivel,
je n'ose plus employer le mot machiavélique à tort et à travers.
J'ai bien ri en le lisant d'ailleurs
et j'ai trouvé des parallèles avec
"Comment se faire des amis" de Andrew Carnegie.
Si, je vous jure.
Bon, donc, ce jourd'hui,
j'étais partie dans l'idée de scruter la terre pour vous parler des fleurs
que j'avais oubliées,
mais comme vous le voyez,
ce sont des tas d'autres choses qui me sont venues à l'esprit...
Comme le coup de téléphone de Job en pleine nuit
que je n'ai pas entendu
pour cause de porte fermée
due au fait
que Miss Arwen rêve d'aventures noctambules.
D'après le message,
de l'autre côté du Détroit de G.,
c'était aussi un peu le cas...
Trop drôle le message, j'vous dis pas.
Noan! J'vous dis pas!
Bon, relisons, j'sais plus où j'en suis!
Entre chiens et chats,
et la haie de Philémon et de l'autre voisin,
André, je crois.
J'ose à peine vous dire que Job re-veut un chien.
Mon enthousiasme, lui, n'est même pas au ras des pâquerettes,
il est à 6 pieds sous terre...
Bon, revenons aux haies,
celle de l'un est en plastique,
l'autre, c'est une haie d'aubépine avec quelques sureaux et un sorbier.
C'est celle de Philémon.
Et je l'ai déjà dit, il la coupe branche par branche.
Remarquez, son voisin, met autant de soin à surveiller la sienne
ou à la réparer du vandalisme.
Si je vous parle de cela,
c'est que de loin, si je n'étais pas au courant,
je trouverais seulement le vert de celle d'André un chuya insolite.
C'est juste pô la bonne couleur, Dédé!
Par contre, du côté Philémon,
c'est un verger qui irait bien avec la maison près de la rivière de Nino Ferrer.. .
où j'espère qu'il se trouve, du moins celle du début de la chanson...
Ben oui, y a des jours avec et y a des jours sans....
J'avais pensé vous parler de Philémon.
Il doit être le seul à porter ce nom là à 100 km à la ronde.
Déjà qu'en Wallonie, y en pas des masses.
Du côté flamand, c'est rarissime.
Tout ce que je vous dirai encore,
c'est que son nom, il le porte bien.
Image:
Pour un gentil Coquelicot...
 


 
 
posté le 06-05-2008 à 21:59:06

De la tendre beauté des fleurs de pommiers...

Bien sûr, qu'elles sont belles, les fleurs de pommiers.
Blanches, ourlées d"un rose délicat,
ne sont-elles pas la quintessence de ce fruit?

Et je l'apprends, grâce à google images,
elles sont les fleurs symboles de l'état du Michigan!
Dire que j'ai failli mourir sans savoir cela!
Soit!
Donc, et c'est bien naturel, c'est dans le jardin de Philémon
que j'ai été rappelée à l'ordre par mes premiers amours.
Vu que, là où j'ai passé une grande partie de ma jeunesse,
il y avait un verger.
Et le fruit qui prédominait, c'était la pomme.
Les Belles-fleurs, les reinettes dorées (beeeeeeeeek), les étoilées,
les pommes d'août (les premières)
et j'en oublie certainement.
Fait est: j'ai jamais beaucoup aimé le goût des pommes.
Mais les fleurs, oui, je les trouve attendrissantes.
Dans ma jeunesse, j'ai même eu un parfum qui s'appelait Appleblossom,
et il fallait que j'aille à Amsterdam (la bonne excuse) pour le trouver!
Pendant ce temps, d'autres que moi,
allaient chercher bien autre chose dans les coffee shops.
Moi pas: Appleblossom, que je vous dis.
Sur ce, j'étais là, en train de laisser les chiens s'en donner à coeur joie,
avec un oeil sur les vanneaux,
tout de même...
et je me faisais un petit dialogue intérieur avec Job:
Lui: "Tu vas promener les chiens toute seule?"
Moi: "Sûr! Y a jamais rien qui se passe ici.
Presque personne.
Tu verras par toi-même quand tu viendras!"
Bien entendu, c'est à ce moment-là
que j'aperçois un promeneur au milieu des champs...
mais je me dis:
c'est un des cultivateurs.
Je suis trop occupée par les vanneaux pour m'y attarder.
Plus tard, quand j'hésite à revenir,
je vois un cheval blanc sur la route asphaltée.
Jamais vu de cheval (vaux) blanc (s) dans les parages!
Jamais.
Y a une chose sûre, c'est que n'étant pas cavalière,
je ne connais pas tous les chevaux du coin.
Je sais qu'il y a un manège,
ça faudrait être enfermée pour ne pas le savoir,
certains fermiers ont aussi quelques têtes
et puis, il y a la laiterie chevaline des parents de Jan.
Quand il était petit,
Jan a beaucoup compté pour moi.
J'en parle dans mon livre, d'ailleurs.
Il était tellement spécial qu'il m'a intriguée
au point de m'aider à faire passer un sale moment de ma vie
aux oubliettes.
Bon, donc, le cheval et le ou la cavalière, s
se dirigeaient, ça va de soi, vers notre côté...
J'avais bien remarqué des traces de fers
tout au long des chemins de terre,
et je ne dois pas vous faire un dessin:
ils font en général le même parcours que nous.
Donc rappelage de chiens.
Pour rien,
mais c'est à ce moment que le promeneur et son bâton
sont réapparus dans mon champ de vision...
Et c'est très bien ainsi,
car j'ai pris le sentier très herbu
d'où il venait
et oui,
je ne sais qu'inventer pour allonger la promenade...
or celui-là, je ne le pensais pas praticable...
Mais si un homme avec canne peut le prendre...
Et c'est grâce à cela que j'ai composé un bouquet de cerfeuil sauvage,
de boutons d'or
et que j'ai longé la propriété de Philémon,
où j'ai vu les premières aubépines
et me suis rappelée de la beauté des fleurs de pommiers...
Fleurs de pommiers:
 


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posté le 04-02-2008 à 14:51:34

A toi, mon Rayon Vert..

 

( Ceci n'est pas un Rayon Vert, mais une aurore boréale! Haha!)

Et entre parenthèses, c'est en core plus difficile à trouver et observer pour toi et moi, vu les endroits où nous habitons...

Un jour, peut-être, nous irons, là-bas, tout en haut du monde, en Islande, voir les Aurores Boréales...

Tu sais?

Le Rayon vert,
comme chacun sait, c'est un phénomène d'une extrême rareté.
C'est bien entendu la raison pour laquelle, je t'ai appelé de cette façon.
Et puis, comme lui, comme tous les Rayons Verts, tu es apparu quand le soleil commençait à se coucher.
Sur ma vie.
Tous comme les amoureux du Rayon Vert,
De la Beauté…
Des hommes, des femmes, des enfants…
De la vie :
j'observais le monde…
Devant la mer…
Toutes les mers…
Toutes les mers de ma vie.
Souvent, des petits rayons de lune m'ont éclairée…
Parfois des rayons de Soleil…
Et puis tous les enfants Etoiles….
Mais voilà : non seulement tu m'es apparu comme un Rayon Vert, mais, bien vite, j'ai deviné que tu es un enfant Etoile…

Pour bien comprendre le Rayon Vert, il faut accepter qu'il puisse ne venir qu'un court instant dans la vie.
Et qu'il apparaît comme une blessure, ou comme une guérison, puisqu'il est si éphémère…
D'une si extrême brièveté…
Quelle tristesse.
La beauté tend à cela…
De courts instants de bonheur pur.
Comment choisir ?
Entre la beauté, la passion fulgurante et quelque chose de plus quotidien qui apporte une sérénité mais peut tuer l'amour…

La Passion !
Qu'est-ce que la passion ?
Passion humaine ?
Passion des voyages ?
Elles sont presque considérées comme des opposés.
L'une demande préparations et patience, l'autre, de commun accord, on considère qu'elle vous emporte corps et âme dans un tourbillon…
Bien sûr qu'il y a de la passion à aimer un Rayon Vert…

Comme cela ne peut être ainsi entre nous, je t'appelle donc souvent mon Enfant Etoile…
Mon Indigo. Mon Soul mate, si tu veux.
Et seulement, si tu veux.

Finalement, le Rayon Vert, c'est un petit peu comme le Petit Prince, ils ne font que passer…
Mais comme ni toi, ni moi, ne voulons cela, il faudra que j'arrête de t'appeler mon Rayon Vert.

Normalement, mon histoire se terminait ici mais tu aimes cette idée de Rayon Vert...

Alors, j'ai pensé à ceci: le Rayon Vert est toujours là... quelque part au bord du soleil...

Mais, c'est un Rayon très secret et il ne se montre vraiment pas à tout le monde... et comment n'avais-je pas pensé à cela?

Mystère...

Comme toi, le Chevalier aux Trois Couleurs...

Le Blanc pour la Pureté.

Le Bleu de l'Espoir.

Et le Noir du Mystère...

Mon Rayon Vert...

Image:

royaumeduslam.spaces.live.com/.

  

 

 


 
 
posté le 11-01-2008 à 17:27:20

Un mini petit article....

Bon, mon Rayon Vert et moi, cela a été du Tonnerre.

Du bon tonnerre.

Mais c'est difficile d'en parler.

Je retourne le voir dans 9 jours et je compte les heures.

Je suppose que c'est suffisamment éloquent.

Il a pris de belles photos, vu que c'est un appareil tout ce qu'il y a de plus rudimentaire.

Mais ce sont aussi de bons souvenirs.

En voici une...

 


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